Des saintes se confient a Marie...SAINTE CATHERINE DE SIENNE
Une alliance éternelle en MarieO Marie! Marie, temple de la Trinité, Marie, foyer du feu divin, Marie, Mère de la miséricorde, vous avez porté le fruit de vie ; vous avez sauvé le genre humain, puisque c'est avec votre chair que le Christ nous a rachetés. Oui, le Christ nous a rachetés par sa Passion, et vous, par les douleurs de votre âme et de votre corps.
O Marie, océan tranquille, Marie, source de la paix ! Marie, vase d'humilité, où brillait la lumière de la vraie science qui vous a élevée au dessus de vous-même, vous avez charmé le Père céleste, et il vous a ravie ; il vous a captivée dans les liens d'un amour ineffable, et par cette lumière, cette ardeur de votre charité, cette flamme de votre humilité, vous l'avez vaincu vous-même, et vous avez forcé sa divinité à descendre en vous. Sa bonté infinie pour les hommes était d'ailleurs votre complice. (…)
O Marie, le Dieu tout puissant frappait à votre porte, et si vous ne lui aviez pas ouvert votre volonté, il n'eût pas pris la nature humaine. O mon âme, sois remplie de confusion, en voyant que Dieu fait avec toi un pacte et une alliance en Marie. Tu dois maintenant comprendre que celui qui t'a faite sans toi, ne peut pas sans toi te sauver, puisqu'il s'adresse à la volonté de Marie et qu'il attend son consentement. (…)
O Marie, soyez bénie entre toutes les femmes, pendant tous les siècles, car vous nous avez donné aujourd'hui votre substance. La Divinité s'est tellement unie et incorporée par vous à notre humanité, que rien maintenant ne peut l'en séparer, pas même la mort ni notre ingratitude. Car, comme la Divinité est restée unie au corps dans le sépulcre, et à l'âme de Jésus-Christ dans les limbes, puis à son âme et à son corps après la Résurrection, notre alliance avec elle n'a jamais été rompue, et elle ne le sera jamais pendant toute l'éternité.
SAINTE JEANNE DE CHANTAL
Comme vous étiez, ô Très Sainte Mère, le vaisseau le plus grand, le plus capable, le plus digne du monde,
Vous fûtes aussi plus que nul autre remplie de l'amertume et du breuvage d'angoisse que votre Bien-Aimé avalait en ce lieu de tourment :
Ah ! que m'apprend cela, sinon à recevoir les tribulations comme une chose partagée avec l'Epoux ?
O Mère très pure, vous nous appelez en disant :
Hé, venez, mes filles, que vos cœurs soient des vaisseaux tout vides
Et mon Fils y versera la rosée dont son chef est couvert,
Et les gouttes de la nuit de sa Passion dont sa tête est emperlée
Se convertiront en perles de consolation.
Ma très douce Mère, hé, faites-moi donc la grâce que désormais je reçoive
Toutes les petites occasions d'humiliation, de souffrance et d'abjection
Comme des petites gouttelettes distillées de cette chevelure précieuse.
SAINTE-THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS
Oh! je voudrais chanter, Marie, pourquoi je t'aime
Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon coeur
Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême
Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur.
Si je te contemplais dans ta sublime gloire
Et surpassant l'éclat de tous les bienheureux
Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire
Ô Marie, devant toi, je baisserais les yeux!...
(...)
Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime
Et tu consens pour nous à t'éloigner de Lui.
Aimer c'est tout donner et se donner soi-même
Tu voulus le prouver en restant notre appui.
Le Sauveur connaissait ton immense tendresse
Il savait les secrets de ton coeur maternel,
Refuge des pécheurs, c'est à toi qu'Il nous laisse
Quand Il quitte la Croix pour nous attendre au Ciel.
(...)
Bientôt je l'entendrai cette douce harmonie
Bientôt dans le beau Ciel, je vais aller te voir
Toi qui vins me sourire au matin de ma vie
Viens me sourire encor... Mère... voici le soir!...
Je ne crains plus l'éclat de ta gloire suprême
Avec toi j'ai souffert et je veux maintenant
Chanter sur tes genoux, Marie, pourquoi je t'aime
Et redire à jamais que je suis ton enfant!...
(extraits du poème «Pourquoi je t'aime, ô Marie!»)
Des Papes se confient à Marie